Principaux symptômes de la cystite chez la femme

un traitement contre la cystite sans passer par la case ordonnance

La cystite ou infection urinaire est une maladie qui peut concerner différents organes composant le système urinaire, dont la vessie, le rein et l’urètre. Les femmes sont les plus touchées par cette affection et la vessie est le plus souvent attaquée. L’infection se caractérise par une brûlure ressentie au moment de la miction accompagnée d’une envie toujours pressante d’uriner sans pouvoir évacuer beaucoup. Point sur les principaux symptômes de la cystite chez la femme.

Comprendre la cystite

La cystite est un terme désignant toute infection touchant un organe faisant partie de l’appareil urinaire. Peuvent être touchés la vessie, l’urètre ou encore le rein. Du fait de son anatomie, la femme est plus souvent concernée par cette maladie. En effet, l’anus est proche du système urinaire et celui-ci est pourtant un véritable nid à bactéries. Ces dernières peuvent remonter jusqu’aux organes précédemment cités en cas de mauvaise hygiène.

Les germes et bactéries, qui sont à l’origine de cette infection, appartiennent à la famille des entérobactéries, étant donc d’origine digestive. Dans 8 cas sur 10, c’est l’escerichia qui est en cause. Mais il peut aussi s’agir du proteus mirabilis (qui peuvent être à l’origine de calculs) ou encore de l’entérobacter ou encore du citrobacter.

Les causes de la cystite

Dans la plupart des cas, l’infection urinaire est souvent liée au manque d’hydratation. Il existe également d’autres facteurs qui favorisent ce mal, notamment :

  • S’essuyer d’arrière en avant après la grosse commission, car les bactéries peuvent atteindre le méat urinaire ;

  • Ne pas uriner après un rapport sexuel, geste permettant d’évacuer les éventuelles bactéries qui auraient réussi à pénétrer dans l’urètre ;

  • Être constipé, car dans ce cas, les matières fécales restent longtemps au niveau du rectum qui est infesté de germes.

Dans de cas plus rares, une malformation au niveau du système urinaire ou de l’appareil gynécologique peut être en cause.

Les principaux symptômes d’une infection urinaire

Avant tout, il faut savoir qu’une infection urinaire peut passer totalement inaperçue et n’être accompagnée d’aucun symptôme, surtout chez les personnes âgées. Souvent, on ne constate qu’une légère montée de fièvre et rien d’autres. En fonction de l’organe touché, d’autres symptômes peuvent toutefois se manifester :

  • En cas d’infection de la vessie, des brûlures se ressentent au moment de la miction et la patiente éprouve des besoins fréquents d’uriner. Il est, par ailleurs, possible que les urines affichent une couleur foncée (à cause d’une présence de sang) et dégager une odeur forte. À cela peut s’ajouter une sensation de douleur ou de pesanteur au niveau du petit bassin.

  • Si c’est le rein qui est infecté, une forte fièvre avoisinant les 40 °C peut être constatée. Cet état s’accompagne de douleurs au niveau des lombaires. Ces symptômes peuvent être combinés à ceux qui caractérisent ceux d’une infection de la vessie.

Quand consulter ?

En fonction des causes détectées et confirmées d’une cystite, un traitement adapté est mis en place. Pour faire passer plus rapidement la « crise », il est souvent tentant de recourir à un traitement contre la cystite sans passer par la case ordonnance.

Dès que des symptômes inhabituels sont constatés, il est en réalité important voire impératif de consulter sans tarder. Au cours de l’entrevue avec le médecin, celui-ci va poser différentes questions sur les éventuels épisodes antérieurs. Le praticien va s’intéresser aux problèmes de même type déjà rencontrés auparavant, notamment pour écarter ou confirmer la thèse d’une cystite chronique. Il va également vérifier une éventuelle fièvre. L’examen consiste à palper les reins, mais également un examen gynécologique pour vérifier les éventuelles infections et leur localisation.

Pour confirmer une cystite, différents examens complémentaires peuvent être programmés, comme la bandelette urinaire permettant de détecter l’éventuelle présence de globules blancs ou de nitrites. Pour sa part, l’ECBU ou examen cytobactériologique des urines permet d’identifier la bactérie et de définir le traitement le mieux approprié.

En fonction des constatations, il est également possible qu’un bilan radiologique soit nécessaire, notamment en cas de pyélonéphrite aiguë qui nécessite la réalisation d’une radiographie de l’abdomen et/ou d’une échographie des reins. L’objectif étant de détecter une cause sous-jacente comme un calcul. Dans le cas où une septicémie est redoutée, un prélèvement de sang est nécessaire. Enfin, dans le cas où les cystites se répètent trop souvent, un bilan radiologique est prescrit afin d’éliminer l’éventualité d’une malformation.